مجاهد قهرمان، احمد رئوف بشري‌دوست پس از بيش از 5سال اسارت در زندانهاي خميني دژخيم در جريان قتل عام زندانيان سياسي مجاهد در سال 1367 به شهادت رسيد.

samedi 5 août 2017

Nous continuerons de demander justice pour les milliers de héros exécutés en Iran


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.ترجمه فارسي در انتهاي متن آمده است
Témoignage de Massoumeh Raouf Ancienne prisonnière politique, membre du CNRI

Massoumeh Raouf elle-même ancienne prisonnière politique, dont le frère a été exécuté lors du massacre des prisonniers politiques iraniens en 1988 a apporté un témoignage émouvant sur l’injustice infligé aux familles de victimes lors d’une exposition, samedi 1er octobre2016, à Aubervilliers.

Voici son témoignage :
« Permette
z-moi de commencer en saluant la mémoire de plus de 30.000 Moudjahidines du peuple d’Iran et résistants qui sont restés fidèles jusqu’au bout de leur vie courte mais riche, aux valeurs humaines et à la cause de la résistance iranienne, c'est-à-dire l’instauration de la liberté et de la démocratie en Iran.
Je suis une ancienne détenue politique et membre de la Résistance iranienne. J’aurais dû, moi aussi, être une photo parmi les photos de cette exposition sur les exécutés de l’été 1988 sur l’ordre de Khomeiny en Iran.
massoumeh 1J’ai été arrêtée en septembre 1981 et condamnée à vingt ans de prison dans un simulacre de procès de 10 minutes. La photo du juge religieux qui m’a condamnée est affichée ici dans cette exposition. Mais au bout de huit mois j’ai réussi à m’échapper.
En détention, les pasdaran nous menaçaient : « s’il y a un soulèvement on vous règlera votre compte en premier ». Le directeur de la prison de Racht, dans le nord de l’Iran, nous lançait : « Abandonnez l’idée que vous sortirez de la prison comme des héros. C’est votre cadavre qui sortira d’ici. » Si à l’époque, j’écoutais ce criminel sans le croire, j’ai bien vu par la suite que le régime a commis les crimes les plus incroyables, comme l’exécution de plus de 30.000 prisonniers politiques en quelques moi. Mon frère cadet Ahmad Raouf Bachari-Doust est une victime de ce massacre.
Après 28 ans, c’est une plaie ouverte qui saigne encore. Après 28 ans, nous n’avons pas pu faire notre deuil car les bourreaux n’ont ni remis la dépouille de mon frère à ma famille, ni informé où il était enterré. Après 28 ans, la justice n’est pas été rendue et les criminels sont encore au pouvoir en Iran.
Ahmad n’avait que 16 ans quand il a été arrêté dans un raid des pasdaran sur notre maison, pour avoir manifesté et participé à des meetings des Moudjahidine du peuple d’Iran. Vers la fin de 1982, après plusieurs séries d’interrogatoires et de torture, il a été condamné à 5 ans de prison et enfermé à la prison de Racht puis à celle d’Evine à Téhéran et enfin à celle de Gohardacht dans la ville de Karadj.
En mars 1988, pour la première fois, j’ai reçu une lettre d’Ahmad. Il avait été libéré après presque 6 ans de prison et cherchait à quitter le pays pour rejoindre la résistance. Il avait écrit : « si je voulais te raconter tout ce que j’ai vécu durant ces années, je pourrais écrire des volumes, laissons donc le récit de ce voyage forcé et des douleurs endurées pour un autre moment.»
Quelques mois plus tard, il a quitté la ville de Racht pour rejoindre la cité d’Achraf de la résistance iranienne. Mais sans le savoir, il est tombé dans un piège des services de renseignement du régime. A mi-chemin, il a de nouveau été arrêté et emmené sous la torture.
Moi, j’attendais son arrivée. Des jours d’attente qui n’en finissaient pas. Quand j’ai lu les nouvelles sur le massacre, j’ai décidé d’appeler mon père. Il m’a déclaré avec surprise : « mais il n’est pas avec toi ? Il nous a dit adieu pour aller te voir. Mais s’il n’est pas avec toi, alors où est-il ? »
Après mon appel, mon père est allé de prison en prison à la recherche d’Ahmad. Mais il n’a rien trouvé, ni nom, ni trace, ni tombe. Ahmad a été pendu sur ordre de Khomeiny comme 30.000 autres prisonniers politiques exécutés dans ce massacre de l’été 1988.
En 1991, des agents des services de renseignement ont dit à mon père qu’ils l’avaient exécuté dans la prison d’Oroumieh, dans le nord-ouest de l’Iran, mais ils n’ont pas révélé où ils l’avaient enterré.
Des dizaines de milliers de familles sont dans notre situation. Mais aujourd’hui comme l’a dit la présidente élue de la Résistance iranienne, Maryam Radjavi : «le peuple iranien ne renoncera jamais à sa demande de poursuite de chacun des dirigeants du régime impliqué dans ce massacre ».

Oui, nous continuerons à défendre la mémoire et les valeurs pour lesquelles Ahmad et ces milliers de héros ont donné leur vie.


سخنراني معصومه رئوف در جلسه يادبود قتل عام 67 در شهر اوبرويليه فرانسه

دوستان عزيز سلام

اجازه بدهيد سخنانم را با درود به خاطره بيش از 30هزار عضو مجاهدين خلق و مقاومي آغاز كنم  كه تا آخرين لحظات عمر كوتاه اما پربارشان به آرمانهاي مقاومت ايران يعني استقرار آزادي و دموكراسي در ايران وفادار ماندند.

من يك زنداني سياسي سابق  و عضو مقاومت ايران هستم. من هم مي بايد امروز عكسي مي بودم در بين عكسهاي اين نمايشگاه كه در سال 1367 بر اساس فرمان و فتواي خميني اعدام شدند.
من در شهريور 1360 دستگير و در يك بيدادگاه 10 دقيقه اي به 20سال زندان محكوم شدم. قاضي كه من را محكوم كرد، عكسش در تابلوي جنايتكاران در اين نمايشگاه است.

بعد از 8 ماه زندان موفق به فرار شدم. من  در زندان از پاسداران شنيدم كه ميگفتند: «اگر قيام بشود، اول از همه به حساب شما مي رسيم».
گرگاني رييس زندان باشگاه افسران رشت ميگفت: «فكر اينكه روزي مثل قهرمان از زندان بيرون خواهيد رفت را از سر بدر كنيد. جنازه هاي شما از اينجا خارج خواهد شد»

اگر در آن روزگار حرفهاي اين جنايتكاران را مي شنيدم بدون آنكه باور كنم، بعدها به چشم ديدم كه رژيم به جنايتهاي باورنكردني مانند اعدام 30هزار زنداني سياسي ظرف چند ماه دست زد. برادر كوچك من احمد رئوف بشري دوست يكي از قربانيان اين قتل عام است.

بعد از 28 سال اين يك زخم باز است كه هنوز از آن خون مي چكد.
بعد از 28سال هنوز جلادان نه پيكر برادرم را به خانواده ام تحويل داده اند و نه هنوز گفته اند كه او را كجا دفن كرده اند.
بعد از 28سال هنوز عدالت برقرار نشده و جنايتكاران همچنان بر مسند قدرتند.

احمد فقط 16سال داشت وقتي كه در حمله پاسداران به خانه ما دستگير شد. او به هواداري سازمان و شركت در ميتنيگها و سخنرانيهاي مجاهدين خلق شناخته شده بود. در اواخر سال 61 بعد از چند سري  بازجويي و شكنجه احمد به 5سال زندان محكوم شد و در زندان رشت سپس اوين در تهران و گوهردشت كرج زنداني شد.

در اسفند 66 براي اولين بار نامه اي از احمد دريافت كردم در اين نامه نوشته بود: «اگر بخواهم از آنچه در اين ساليان بر من گذشته برايت بنويسم مثنوي هفتاد من كاغذ مي شود. پس شرح اين هجران و اين خون جگر ـ اين زمان بگذار تا وقت ديگر»
چند ماه بعد او شهر رشت را براي رفتن به اشرف ترك كرد. اما بدون اينكه بداند در تور اطلاعاتي رژيم افتاد و در نيمه راه دوباره دستگير و به زير شكنجه برده شد.

اما من منتظر رسيدنش بودم. روزهاي بي پايان انتظار. با انتشار اخبار قتل عام در زندانها تصميم گرفتم كه با پدرم تماس بگيرم. پدرم با تعجب گفت: «مگر پيش تو نيست؟ از همه ما خداحافظي كرد كه بيايد پيش تو! اگر پيش تو نيست پس كجاست؟!»
بعد از تماس من، پدرم زندان به زندان به جستجوي احمد رفت. اما چيزي نيافت. نه نامي ، نه نشاني، نه مزاري. احمد مانند 30هزار زنداني سياسي قتل عام شده بنا به دستور خميني حلق آويز شد.
در سال 70 مزدوران وزارت اطلاعات به پدرم گفتند كه احمد را در زندان اروميه اعدام كرديم اما حتي از گفتن محل دفن خودداري كردند.

دهها هزار خانواده در وضعيت ما هستند. اما امروز همچنان كه رييس جمهور برگزيده مقاومت خانم مريم رجوي گفته است: «تا آنجا كه به مردم ايران برميگردد هر چند سال كه سپري شود از خواست خود در باره محاكمه يك به يك سران رژيم بر سر اين قتل عام دست برنخواهند داشت»
آري، ما به دفاع از خاطره و ارزشهايي كه احمد و ديگر قهرمانان جانشان را براي آن داده اند، ادامه خواهيم داد.

از شما متشكرم

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