مجاهد قهرمان، احمد رئوف بشري‌دوست پس از بيش از 5سال اسارت در زندانهاي خميني دژخيم در جريان قتل عام زندانيان سياسي مجاهد در سال 1367 به شهادت رسيد.

samedi 13 avril 2019

La désignation des gardiens de la révolution comme terroriste est une bonne nouvelle pour les Iraniens.


Les Etats-Unis ont placé lundi 8 avr. 2019  les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique du régime iranien, sur leur liste noire des "organisations terroristes étrangères".
Pour les Iraniens, le nom du Corps des gardiens de la révolution (CGRI / Pasdaran), l’armée idéologique de Khomeiny équivaut à celui de la Gestapo, étant l’organe de torture et d’assassinat du régime intégriste des mollahs.
Après la chute du chah, dès son arrivée au pouvoir, Khomeiny fonde son armée spéciale et idéologique, dont la première tâche est de réprimer et de tuer les opposants politiques en Iran. La seconde est d'exporter la soi-disant révolution islamique du clergé réactionnaire à l’étranger pour réaliser le rêve d’un nouveau califat.
Pour ma génération qui a participé à la révolution contre le chah pour un Iran libre et démocratique, les gardiens de la révolution sont une expérience amère et sanglante que nous avons payée très cher par des emprisonnements, des tortures et la perte de parents. 
Tous les interrogateurs, tortionnaires, gardiens de prison étaient sans exception des Pasdaran. Ces fous de pouvoir, exécutants des fatwas criminelles de Khomeiny ne connaissaient aucune limite dans la sauvagerie.
J’ai  raconté  histoire   de  mon petit frère, victime de sauvagerie des gardiens de la révolution (CGRI / Pasdaran) dans un   livre  BD intitulée "un petit prince au pays des mollahs". 


Vous pouvez commander cet ouvrage en version papier ou numérique sur ce lien







La situation actuelle au Moyen-Orient, en Irak, en Syrie, au Yémen et au Liban est le résultat de la graine plantée par Khomeiny.
Lorsque la création de Daech dans les territoires irako-syrien a fait les gros titres des médias, ces nouvelles n’avaient rien de neuf pour les Iraniens. Ils écrivaient sur les réseaux sociaux que depuis près de 40 ans Daech règne sur l’Iran !
Quelles horreurs a fait Daech que les mollahs n’aient pas commis : fouet, tortures, exécutions, lapidations, amputations, crever les yeux, jeter dans le vide, vitrioler les visages de femmes, etc.
Pour moi, ancienne prisonnière politique et membre d’une famille de victimes du massacre de 1988 l’inscription du corps des gardiens de la révolution sur la liste « terroriste » des Etats-Unis , bien que trop tardive, est une bon nouvelle.
Cette inscription et les sanctions qu’elles génèrent ne visent pas le peuple iranien, mais le bras de la répression et la mafia économique du régime, qui ébranle déjà les piliers du régime. On peut voir à travers les déclarations des dirigeants en Iran la frayeur que suscite cette mesure :

Les Pasdaran contrôlent l'ensemble de l'économie iranienne
Gholamreza Jalali, chef de l'Organisation de la défense passive iranienne, a estimé que c’est une « menace très dangereuse » pour le régime car les Pasdaran contrôlent l'ensemble de l'économie iranienne.
Il a ajouté : « Cela sanctionne plus que CGRI. Ces sanctions nous enfonceront tous, et toute l’économie iranienne sera sanctionnée… Toute personne ou toute organisation travaillant avec les Pasdaran sera sanctionnée… la base Khatam al-Anbiya est impliquée dans de nombreux projets dans notre pays, notamment la construction de barrages, de centrales électriques et de raffineries ... toute personne ou entité qui traite avec la base Khatam al-Anbiya (organe qui coordonne les activités économiques des Pasdaran) sera également sanctionnée. Par exemple, 5000 entreprises travaillent avec la base Khatam al-Anbiya qui est affiliée aux pasdaran. 5 000 entreprises seront alors sanctionnées... Nous sommes confrontés à une impasse : soit les Pasdaran doivent également être sanctionnés à l'intérieur de l’Iran ; les unités de missiles balistiques, le ministère de la Défense, les autres entités révolutionnaires, seront alors sanctionnées, ce qui veut dire que nous nous sanctionnons nous-mêmes, empêchant leur développement, ou toute personne ou organisme travaillant avec eux… Le ministère de l'Énergie, fournit de l’eau et de l’électricité aux bases des Pasdaran, le ministère de l'Énergie sera sanctionné. Ensuite, les Pasdaran penseront à payer leurs factures à la banque. La banque devra être sanctionnée. Par conséquent, ce sont des sanctions économiques très dangereuses... cela nous enfoncera tous. Elle sera utilisée contre les entreprises privées, les particuliers, les banques, ils seront tous sanctionnés d'une manière ou d'une autre. Ce sont des sanctions très dangereuses aussi bien primaires que secondaires, Cela deviendra un trou noir qui tournera et grandira sans cesse. » (Télévision officielle 2e chaîne – 30 octobre).
Pendant sept ans, l'Organisation de la défense passive a été sanctionnée par l'Union Européenne pour la construction d'installations nucléaires, y compris le site d'enrichissement d'uranium de Fordo.

Toute personne ou entité en rapport avec les Pasdaran sera sanctionnée
Le journal Keyhan du clan de Khamenei écrit à ce sujet le 31 octobre : « L’inscription des Pasdaran sur la liste noire aura un impact économique énorme sur le système… la partie dangereuse et préoccupante est que toute personne ou entité en rapport avec les Pasdaran sera sanctionnée. La situation devient encore plus compliquée à partir du moment où, si un Iranien ou une entité est sanctionné, aucune banque ne voudra coopérer, et ce réseau très fragile établi après l’accord nucléaire, se fragilisera davantage… Compte tenu du fait que les pasdaran sont une entité officielle liée au gouvernement, cela entraînera l’inscription sur liste noire du gouvernement ou d'autres branches et entités... Il est même possible que la Banque centrale soit inscrite... quand quelques milliers d'Iraniens et les entités sont sanctionnées, il est naturel qu'aucune banque, petite ou grande, ne soit disposée à coopérer avec le système ».
Conclusion
Les préoccupations du régime viennent du fait que l'économie iranienne est dominée à 50% par les pasdaran qui ne permettent pas la croissance de la société civile iranienne. C’est un système fasciste et mafieux qui a ruiné le pays par une corruption financière sévère.

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